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Des femmes qui bâtissent l’avenir dans les mines artisanales

  • Photo du rédacteur: marie-laurence bessette
    marie-laurence bessette
  • 13 avr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 mai



Dans les collines de Sud-Kivu, là où le sol regorge de minerais mais les droits des femmes restent enfouis, une transformation silencieuse s’est mise en marche. Depuis 2021, SOFEDI, en partenariat avec Alternatives Canada, a lancé un projet audacieux : créer des coopératives féminines dans les zones minières artisanales, là où les femmes sont souvent invisibles, mais indispensables.Ce projet est né d’une urgence — celle de la crise sanitaire liée à la COVID-19 — mais il a semé bien plus qu’une réponse temporaire. Il a planté les graines d’un changement durable.


Quatre axes pour reconstruire avec dignité


  • Santé sexuelle et reproductive : Des formations communautaires ont permis aux femmes de mieux comprendre leurs droits et leur santé. Des kits d’hygiène menstruelle et des contraceptifs ont été distribués, accompagnés d’outils pédagogiques adaptés aux réalités locales.

  • Protection juridique sur les sites miniers : Grâce à des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer, les femmes ont commencé à revendiquer un environnement de travail plus sûr, plus équitable.

  • Prévention du VIH/SIDA et des IST : L’accès au dépistage, aux soins et à l’information a été renforcé, brisant les tabous et ouvrant la voie à une meilleure prise en charge.

  • Soutien aux femmes vivant avec un handicap : Un accompagnement spécifique a été mis en place pour ne laisser personne de côté, même en période de crise.


Des coopératives dirigées par des femmes

Aujourd’hui, dans plusieurs sites miniers, des femmes se regroupent, s’organisent et dirigent leurs propres coopératives. Elles ne sont plus seulement des travailleuses : elles sont devenues des leaders économiques, des actrices de la gouvernance locale, des voix qui comptent.Ce projet n’a pas seulement changé des vies. Il a redéfini ce que signifie être femme dans un secteur historiquement masculin et précaire. Et ce n’est que le début.

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